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Être ou ne pas être sur la Toile, le dilemme des kinés libéraux

Si la question de la communication des kinés libéraux revient régulièrement sur le devant de la scène, c’est que de nombreuses entraves apparaissent au fur et à mesure que le Web prend de l’importance dans l’économie de la santé

Comment les kinés libéraux se
font-ils connaitre de leurs patients ?

Les kinés
libéraux, comme bien d’autres professionnels de santé ou non, sont eux-aussi en
vacances. C’est une période privilégiée pour s’interroger sur les grands
projets de la nouvelle année qui se prépare. La question du
« recrutement » de nouveaux patients est au cœur de ces
problématiques liées au développement
des cabinets de masseurs kinésithérapeutes.
On ne va pas revenir sur
l’interdiction faite aux professionnels de santé en général et aux kinés
libéraux en particulier de faire leur promotion. Il leur est interdit d’attirer
les patients en faisant leur « pub » que ce soit sous forme papier
mais aussi sur le web.

Le bouche à
oreilles, la recommandation par d’autres professionnels de santé, la
participation à la vie locale de la commune ou du quartier dans lequel ils sont
installés, … voilà des moyens toujours aussi efficaces pour se constituer une patientèle lorsque l’on se
lance en tant que kiné libéral.
Mais avec le développement des nouvelles
technologies et de la digitalisation généralisée de nos sociétés, les kinés
libéraux à l’instar des médecins ou des infirmières et de tous les
professionnels de santé, veulent pouvoir profiter de ces nouveaux outils,
permettant notamment de choisir un professionnel
de santé avec les possibilités offertes par la géolocalisation
par exemple.Si le Ministère de la Santé n’a pas
écarté la nécessité de changer les règles en matière de communication, on
ignore encore, à l’heure actuelle, si ces évolutions prendront en compte ces
nouvelles demandes des kinés libéraux.

Promouvoir un cadre bénéfique aux
patients et aux kinés libéraux

Le Digital a transformé bien des habitudes de notre quotidien, et on ne recherche plus un kiné libéral aujourd’hui comme on le faisait il y a 10 ou 20 ans. De nouveaux services se sont créés, comme ces plateformes permettant de mettre en relation les patients d’une part et les professionnels de santé d’autre part. Doctolib s’est ainsi imposé comme le leader (certains dénoncent même une situation de concurrence déloyale tant la situation de ce site semble se caractériser par un monopole incontestable) en la matière. Cette plateforme de prise de rendez-vous en ligne est désormais connue de tous les français et implique, pour le kiné libéral qui veut en bénéficier, de souscrire un abonnement. Les services offerts sont réels, mais la relation directe entre le kiné et ses patients semble souffrir de la situation. Peut-être qu’autoriser les kinés à communiquer plus librement notamment sur Internet permettrait de balancer les pouvoirs de ces plateformes face à des kinés qui se sentent de plus en plus isolés ? Bien que l’objectif soit de simplifier le parcours de soins des patients, il ne faut pas que cette transformation digitale de la santé se fasse au détriment des kinés libéraux. On comprend bien, que dans des zones tenues, l’installation d’un kiné libéral doit obligatoirement s’effectuer avec un abonnement à cette plateforme virtuelle de prise de rendez-vous, d’autant plus sur les cabinets concurrents de kinésithérapie se sont déjà inscrits à ce service.

Vers un « bouche à
oreille » digital, une vraie mauvaise idée ?

Une des craintes
des professionnels de santé et notamment des kinés libéraux réside dans le
fait, que cette économie digitalisée donne l’apparence aux patients de bénéficier
de conseils des autres patients. Un bouche à oreilles digital, que beaucoup de
professionnels n’entendent pas accepter docilement.  C’est d’autant plus inquiétant, que le Web
est devenu le support santé d’une grande majorité de patients. C’est notamment
ce que révèle la 5ème édition
du Baromètre Santé des Pages Jaunes.

Le Baromètre
santé des Pages jaunes passe au crible les 311 millions de requêtes effectuées
sur le site en 2018. Des données qui mettent en exergue les difficultés d’accès
aux soins. On découvre ainsi, qu’en 2018, si 38 millions de recherches ont été
faites pour trouver un médecin généraliste, 21.5 millions de requêtes
concernaient les kinés.  Plus de 311
millions de recherches ont été effectuées sur Pages Jaunes pour trouver un
professionnel de santé, et le site propose lui-aussi un service de
géolocalisation, avec des options de mise en avant des coordonnées, … moyennant
cotisation bien évidemment. Il semble bien que communiquer sur la Toile pour les kinés libéraux ne soit plus
possible seul et sans s’appuyer sur les acteurs de ce nouveau monde.

Et
vous comment considérez-vous cette communication sur la Toile ? Comment
faites-vous au quotidien pour vous faire connaître ?

19 commentaires sur « Être ou ne pas être sur la Toile, le dilemme des kinés libéraux »

  1. il n y a plus qu a faire des massages virtuels

  2. Es ce considéré comme de la publicité Il faut interroger l’ordre des kinés

  3. De nombreux cabinets de chirurgiens dentistes présentent leur activité, leur équipe, font de la vulgarisation sur les enjeux de la santé dentaire, sur les techniques, les tarifs, les prises en charge éventuelles en sus d’un lien vers une prise de rendez-vous en ligne (ou pas). Tout cela n’est pas considéré par l’Ordre des Chirurgiens Dentistes comme de la publicité. Rien n’empêche a priori un cabinet de kiné de communiquer de la même façon (certains le font déjà).

  4. Les médecins et infirmiers n ont plus qu à faire pareil.

  5. À ton besoin de pub avec 6 mois d’attente …

  6. « Utilise ce qui existe ! »
    Nan ?

  7. Dilemme. Mais aujourd’hui tout le monde reconnait la puissance d internet

  8. C’est interdit par l’ordre !

  9. Par le bouche e oreille

  10. Moins de scrupules quand ils prennent 3 clients en même temps. 🙄

  11. Pub interdite profession paramédicale

  12. de toutes façons on manque de kine ! donc impossible d’en trouver un pour reeducation du genou! qlors inutile de faire de la promo! RIDICULE !

  13. Dominique Esquerre quand ils n’en prennent que 3 ça peut aller…..

  14. La promotion du kine non mais de ces spécificités et de la kinesitherapie Ça serai pas de la publicité mais de l information. La frontière est subtile , mais permettrait vraiment mettre notre expertise en avant . Il faut s adapter à notre temps avec internet en respectant des règles mais tout interdire par des peurs , des croyances, ne fait rien
    Avancer . Y a qu avoir le nombre d actes et compétence que nos confrère étranger possède car plus de liberté d action et de formation . C est mon point de vue je conçoit qu on puisse avoir un avis différent sur ce sujet.

  15. On en manque pas partout

  16. Bonjour,

    On vient de lancer Uteele.com pour référencer les thérapeutes – notre équipe a déjà travaillé dans une entreprise type Doctolib – les personnes ne veulent plus appeler, ou chercher. Elles veulent cliquer, vite et simple.

    Pour les kiné, l’avantage est de pouvoir être « recommandé » – réconforter les patients, leur donner une information claire et explicite, leur éviter des démarches supplémentaires (juste 3 clics pour réserver) sont la tendance –

    Vous pouvez créer gratuitement votre profil complet sur Uteele.com – un outil dédié aux thérapeutes.

    Bonne journée,

    Thomas

  17. Il y a une tendance – les gens ne veulent plus appeler, ils veulent lire et cliquer pour réserver – simple et efficace. Sans même faire de pub, la prise de rendez-vous en ligne devient un basic – c’est ce que nous faisons sur Uteele pour les thérapeutes.

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