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Les kinés libéraux et les assistants médicaux, une relation impossible

Alors que
les premiers postes d’assistants médicaux, voulus par le Ministère de la Santé,
se mettent en place auprès des médecins généralistes, certains kinés libéraux
regrettent de ne pas pouvoir en profiter même si les autorités publiques
soulignent que d’autres engagements et d’autres dispositifs existent par
ailleurs.

Le kiné libéral et ses devoirs en matière de recrutement

La période estivale reste la période, durant laquelle les kinés libéraux recherchent le plus des remplaçants pour pouvoir profiter de vacances bien méritées. Bien que chaque kiné libéral puisse se faire assister ou remplacer tout au long de l’année, l’été représente un pic de demandes pour les masseurs kinésithérapeutes, ayant décidé d’exercer leur profession en tant que remplaçant. Plusieurs contrats existent, du contrat de remplacement au contrat de collaboration libérale (CCL) et les règles spécifiques à chacun de ces contrats doivent être biens connues des kinés libéraux. Que ce soit pour pouvoir partir en vacances, pour alléger leur emploi du temps ou pour préparer un départ à la retraite, faire appel à un autre kiné libéral ne représente pas le seul besoin en termes de recrutement pour les cabinets de kinésithérapie.

Lorsqu’un jeune
kiné libéral s’installe dans une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) ou qu’il
intègre un cabinet de kinésithérapie, comprenant déjà plusieurs confrères ou
consœurs, il bénéficie de collaborateurs, le déchargeant des principales tâches
administratives (prise de rendez-vous, gestion de la facturation, gestion des
emplois du temps, …).  En revanche,
lorsqu’un kiné libéral exerce seul, il devra alors assumer toutes les tâches
qui lui incombent ou recruter un (e) assistant(e) qui pourra prendre tout ou
partie de ces tâches administratives. N’est-ce pas le rôle dévoué par la
Réforme de la Santé aux assistants médicaux ?

Les assistants médicaux, des partenaires pour les kinés libéraux ?

La réforme
« Ma Santé 2022 » avait fait droit à une revendication déjà ancienne
des médecins en officialisant la création d’au moins 4.000 postes d’assistants
médicaux d’ici la fin de l’année 2022
. S’inscrivant dans une vaste réforme
du système de santé, cette annonce avait fait couler beaucoup d’encre et
susciter beaucoup d’interrogations. Depuis, ces créations sont désormais mieux
connues des professionnels de santé. Les aides pour la création de ces postes
d’assistants médicaux sont réservés exclusivement aux médecins généralistes.
Les seules extensions envisageables à ce jour ne concernent que certaines
spécialités, qui seront identifiées dans les mois à venir. En revanche, toutes
les autres professions de santé ne sont pas concernées, et le kiné libéral
ne peut donc pas prétendre au recrutement d’un assistant médical.
Il ne
peut pas y prétendre en demandant à bénéficier de l’aide financière de l’Etat
(environ 50.000 € par an), mais peut toujours recruter un collaborateur, dont
la dénomination pourra être différente mais dont les missions seront les mêmes
que celles de l’assistant médical, imaginé par la réforme de notre système de
Santé.

Quelles missions pour le collaborateur d’un kiné libéral au
quotidien ?

Car si le
Ministère de la Santé explique que la création de ces nouveaux emplois est
destinée à libérer du « temps médical » pour les médecins, c’est
exactement l’objectif d’un masseur kinésithérapeute cherchant à recruter une
secrétaire médicale ou un collaborateur. Il suffit de prendre connaissance des
missions assignées à ces assistants médicaux pour comprendre qu’ils répondent à
une véritable attente de la part des kinés libéraux à savoir :

  • Gérer les appels téléphoniques,
  • Gérer les prises de rendez-vous et les emplois du temps,
  • Accueillir les patients,
  • Prendre la tension et vérifier l’état vaccinal et les dépistages
  • Faire le suivi du dossier médical
  • …..

Si certains kinés libéraux ont fait part de leur déception face à cette aide au recrutement qui n’est réservé qu’aux médecins, les autorités publiques ont répondu que des aides financières et matérielles existaient aussi pour les kinés et les autres professionnels de santé dès lors qu’ils s’engageaient à plus de coordination entre eux, que ce soit à travers les maisons de santé pluriprofessionnelles, ou les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS). Une manière douce d’inciter les kinés libéraux et les autres professionnels de santé à délaisser l’exercice isolé, qui nécessite ce besoin d’assistant médical. Pas sûr que le message soit celui, que les kinés libéraux voulaient entendre….

Et vous, comprenez-vous que
ces assistants médicaux soient réservés aux seuls médecins ? Quelles aides
selon vous pourraient être instituées pour accompagner les kinés libéraux à
s’entourer de collaborateurs ?

10 commentaires sur « Les kinés libéraux et les assistants médicaux, une relation impossible »

  1. Non les assistants médicaux devraient aussi être proposés aux médecins…mais sûre que la Cnam pense à ce sujet, il faut d’abord expérimenter auprès des médecins.

  2. Les kiné n ont qu’ à bosser un peu

  3. Bénédicte Girard Lebourgeois c’est ce qui est ecrit dans l’article 🙂 que ces derniers en on + besoin que les kinės liberaux … et c’est vrai 🤔

  4. Il y a pénurie de médecins pour les kinés c est à peut pres équilibré.

  5. Ben allons y gaiement. Les IDEL ont aussi besoin d assistants médicaux pour leur dégager du temps de soins.

  6. C est le retour de la secrétaire médicale d antant !

  7. Virginie Ducor Cornaglia les IDEL peuvent être elles même des assistants médicaux

  8. Bénédicte Girard Lebourgeois je soulignais l absurdité de la situation.

  9. Aide de l etat de 50000 e par an pour l embauche d un assistant médical !?!

  10. Oui, je le comprends !! Souvent un kine gere plusieurs clients en meme temps, avec l’aide d’agres et de machines diverses… Un medecin ne s’occupe que d’un patient a la fois…

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